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Météo
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Visitez le site de météo suisse (office fédéral de météorologie et climatologie)  pour avoir l'actualité météorologique en Europe et en Valais: nébulosités, vents, chutes de neige, situation détaillée, prévisions générales, image radar, passages nuageux, ou cliquez directement sur nos liens ci-dessous (prévisions météorologiques, animations radar, webcams, etc.) pour un accès rapide à toutes ces informations utiles.

 

Bulletin météorologique


Prévisions météorologiques détaillées (source MétéoSuisse)

Carte et animation radar (source MétéoSuisse)

Web cam - piste de ski de Cry d'Err (source CMA)

Web cam - piste de ski des Violettes (source CMA)

Web cam - piste de ski d'Aminona (source CMA)

Météo du jour selon le Nouvelliste


Bulletin d'avalanches

Il est possible d'obtenir toutes les prévisions météorologiques et le bulletin du danger d'avalanches en Valais auprès de la société Meteorisk.

0900 110 210 (CHF 1.-/appel)


Information sur les radars météorologiques suisses

L'image radar suisse est en réalité composite, c'est à dire élaborée à partir des images fournies par 3 radars situés à la Dôle (Jura vaudois), sur l'Albis (région zurichoise) et sur le Monte Lema (au Tessin). Les informations de ces trois radars sont collectées au centre météorologique de Zurich où elles sont traitées et assemblées, puis distribuées aux 3 centres de prévision (Genève, Zurich et Locarno). Les images sont actualisées toutes les 2 minutes 30 et peuvent être visualisées sous forme d'animations. Elles permettent aux météorologues de visualiser les zones de précipitations en temps réel et donc de prévoir l'arrivée ou la fin des précipitations avec une bonne précision sur le court terme (1 à 2 heures). Sur ces images, il est aussi possible de localiser les foyers orageux qui peuvent donner lieu à des coups de vents. D'un point de vue technique, le radar météorologique fonctionne de la même manière que les autres radars. Il est optimisé de manière à être sensible aux particules d'eau présentes dans l'atmosphère (pluie, neige, grêle).


Le principe du radar

Une antenne tournante émet un signal électro-magnétique. Lorsque ce signal rencontre un météore (particule d'eau), il est réfléchi en partie en direction de l'antenne tournante qui fonctionne aussi comme récepteur. Le décalage temporel entre l'émission et la réception du signal permet le calcul de la distance entre l'antenne et le météore. L'intensité du signal reçu est quant à elle proportionnelle à la puissance 6 de la taille des particules ainsi qu'à leur nombre. Il est donc possible de distinguer la bruine (faiblement visible), de la pluie, de la grêle, qui est composée de grosses et nombreuses particules, ou de la neige. Connaissant la taille des gouttes et leur nombre, il y a la possibilité, après calibrage, d'utiliser une échelle de couleur pour représenter l'intensité des précipitations. Nous avons choisi l'échelle suivante:

> 0.16 mm/h > 0.40 mm/h > 1.00 mm/h > 2.50 mm/h > 6.30 mm/h > 16.0 mm/h > 40.0 mm/h

Les radars suisses sont de plus équipés d'un appareillage Doppler, qui permet de calculer le mouvement propre des particules (en rapprochement ou en éloignement du radar).


Résolution spatio-temporelle

Les images des radars suisses ont une résolution spatiale de 1x1x1 km3. Chaque radar scanne l'espace environnant entre l'horizon et 40° au-dessus de celui-ci par bandes étroites en deux temps, chacun durant 2'30". Une image radar complète est donc disponible toutes les 5 minutes. La longueur d'onde est d'environ 5 cm. Les échos fixes (associés au relief) sont supprimés, ce qui permet une meilleure identification des précipitations. En raison de sa situation géographique, les précipitations qui ont lieu dans le Valais central sont moins visibles car les Alpes masquent partiellement la vallée du Rhône.


Réchauffement climatique et abus de langage

Les changements de climat sont parfois interprétés par des mots inadéquats, comme par exemple le terme "alarmiste".

Depuis quelques mois, un abus de langage ne me plaît pas, mais alors pas du tout. En commentaire aux prévisions concernant le réchauffement de la planète, certains journalistes utilisent le qualificatif « alarmiste » : des résultats alarmistes, des chercheurs alarmistes. On veut en fait parler de résultats inquiétants ou « alarmants » . 

Pour l'instant, il n'y a à ma connaissance que la TSR qui cède à ce lapsus, et depuis très peu de temps. Mais nos médias fonctionnant beaucoup par modes, je crains que celle-ci ne se répande comme une traînée de poudre. Tenez, par exemple, si je vous dis « tribun », aujourd'hui, vous me répondez automatiquement « Blocher ». D'où est venu ce terme? Plus personne ne le sait. Toujours est-il qu'il n'est plus possible de l'utiliser sans faire allusion à Chistoph Blocher. En revanche, si vous utilisez le synonyme d' »orateur populaire », vous ne faites allusion à personne en particulier. 

Les scientifiques ne cèdent pas à l'alarmisme

Il est vrai que le réchauffement du climat risque d'entraîner davantage de conséquences négatives que de conséquences positives, que ce soit pour l'ensemble de la planète ou pour la région alpine. Mais, s'il y a un domaine où l'on ne peut accuser des scientifiques de se laisser aller à l'alarmisme c'est justement la question des changements climatiques. Parler d'alarmisme, c'est prétendre que les scientifiques provoquent délibérément de l'inquiétude. C'est sous-entendre qu'ils crient au loup. Or, au contraire, en matière de changements climatiques, depuis de nombreuses années, les informations transmises au public sont toujours particulièrement mesurées. Nous avons toujours pris grand soin de distinguer ce qui était avéré de ce qui était probable ou possible. A mesure que les connaissances s'affinent, nous en rendons compte au public et aux politiques. Le fait est que ces résultats ont effectivement souvent de quoi inquiéter. Il faudra prendre des mesures et c'est précisément la raison pour laquelle les scientifiques ne peuvent pas garder pour eux ce qu'ils savent. Or la difficulté réside dans le fait que chaque mesure prise sera d'autant plus efficace qu'elle sera prise tôt. Il est donc important que le public soit tenu au courant des progrès des connaissances, même si dans un domaine si vaste et si complexe, on est encore bien loin de tout comprendre et de tout maîtriser. Parler d'alarmisme est pourtant particulièrement inadéquat.

Martine Rebetez
Climatologue à l'Institut fédéral de recherches WSL